Investir dans la santé et les soins dentaires est une bonne décision financière, déclare l’ancien ministre de la Santé

Cette chronique est une opinion de Sharon Blady, fondatrice de Speak Up: Mental Health Advocates & Blady & Associates, et ancienne ministre néo-démocrate de la Santé du Manitoba. Pour plus d’informations sur Section Opinion de CBCs’il vous plaît voir le FAQ.

Investir dans les soins de santé sauve des vies et de l’argent. Les nouveaux régimes de soins dentaires et d’assurance-médicaments issus de l’accord libéral-néo-démocrate peuvent faire exactement cela.

Certains Canadiens posent des questions qui surgissent chaque fois que nous tentons d’améliorer, d’étendre et d’universaliser notre système de soins de santé : « Mais comment pouvons-nous payer pour cela? et “Cela n’augmentera-t-il pas les impôts ou ne provoquera-t-il pas une inflation supplémentaire?”

Un élément fondamental qui manque dans les discussions sur les nouveaux programmes de soins dentaires et d’assurance-médicaments est de savoir comment ceux-ci feront baisser la courbe des coûts des soins de santé et entraîneront des économies dans d’autres domaines.

Ce n’est pas une question de commodité pour quelques-uns. Il s’agit d’améliorer les déterminants sociaux de la santé pour beaucoup, ce qui se traduit par des économies pour tous les contribuables canadiens.

L’amélioration des déterminants sociaux de la santé accroît non seulement la capacité des personnes à participer pleinement à la société, mais entraîne également une baisse des dépenses publiques. Ces économies ne se font pas seulement sentir dans les soins de santé, elles se répercutent sur d’autres secteurs du gouvernement — de la protection de l’enfance et de l’éducation aux services sociaux et à la justice.

Sharon Blady, PDG de Blady & Associates, affirme que l’assurance-médicaments universelle et les soins dentaires permettront d’économiser de l’argent sur la route. (Soumis par Sharon Blady)

Dans les entreprises et le gouvernement, les décisions de dépenses sont souvent basées sur le retour sur investissement – le retour sur chaque dollar investi ou dépensé dans un programme ou un service. Dans le domaine des soins de santé, nos meilleurs retours sur investissement proviennent d’investissements plus précoces dans le parcours de soins de santé.

La baisse des taux de cancer du poumon due aux campagnes sans fumée a considérablement amélioré la qualité de vie et l’espérance de vie de millions de Canadiens, et les systèmes de santé provinciaux ont bénéficié de la baisse des coûts de traitement et des soins palliatifs. Excellent retour sur investissement pour toutes les personnes impliquées.

Les programmes de soins dentaires et d’assurance-médicaments proposés nous permettent les mêmes possibilités d’économies en investissant dans la prévention.

Considérez les économies associées à l’investissement dans le coût relativement faible des examens dentaires réguliers, des nettoyages et des traitements précoces, par rapport aux chirurgies dentaires hospitalières coûteuses et aux traitements d’urgence résultant d’un manque d’accès.

Cela assurerait également la stabilité de ceux qui souffrent de maladies de longue durée.– Sharon Pale

Pour les enfants, ces chirurgies peuvent être le début d’une vie de complications de santé connexes, y compris une augmentation des infections bactériennes, des hospitalisations et même le besoin à vie d’appareils dentaires et de remplacements.

Le manque d’accès à des soins dentaires abordables augmente les dépenses dans d’autres domaines coûteux des soins de santé comme les services cardiaques, d’urgence et d’ambulance.

La maladie des gencives est associée à un risque accru de maladie cardiaque, les modèles de perte de dents sont liés à la maladie coronarienne et il existe un risque accru de complications diabétiques pour ceux qui ne disposent pas de soins dentaires adéquats.

La même chose peut facilement être constatée en investissant dans un accès universel abordable aux ordonnances.

En termes simples, un accès accru à l’assurance-médicaments signifie la différence entre un traitement approprié et une augmentation des problèmes de santé et des coûts à long terme.

La possibilité pour tous les Canadiens d’avoir accès aux médicaments en cas de besoin — sans obstacles financiers — peut empêcher que certaines conditions ne deviennent chroniques. Cela assurerait également la stabilité des personnes souffrant d’affections de longue durée, permettrait de mieux gérer les coûts des soins de santé à long terme et, par conséquent, améliorerait considérablement la qualité de vie des Canadiens.

Si nous voulons étendre les services de santé mentale, il faut augmenter l’accès abordable aux ordonnances pour gérer tous les problèmes de santé, y compris ceux utilisés pour gérer les diagnostics de santé mentale et de neurodivergence.

N’ayant pas accès aux régimes d’assurance de l’entreprise ou du syndicat, de nombreux Canadiens se retrouvent, ainsi que leur famille, à renoncer à des médicaments qui leur permettent de participer et de réussir à l’école ou au travail, tout en augmentant la probabilité d’utiliser d’autres services de santé plus coûteux.

Ces programmes peuvent arrêter l’hémorragie des lignes budgétaires croissantes des soins de santé.– Sharon Pale

Les économies ne s’arrêtent pas aux soins de santé.

Tout comme la création de l’assurance-maladie l’a fait il y a plus de 50 ans (en vertu d’un autre accord libéral-néo-démocrate), investir maintenant dans les soins dentaires et l’assurance-médicaments améliore les déterminants sociaux de la santé. Pour ce faire, il fournit une protection sociale, soutient le développement de la petite enfance, améliore les résultats scolaires, les conditions de vie professionnelle et la sécurité de l’emploi.

À son tour, l’amélioration des déterminants sociaux de la santé améliore également la qualité de vie globale, ce qui entraîne une diminution des dépenses en matière de justice, de protection de l’enfance et de soutien social – les filets de sécurité lorsque les déterminants sociaux de la santé sont inadéquats.

Est-il judicieux de payer un coût plus élevé après un problème est survenu, ou investir un montant plus petit à l’avance pour empêcher ce?

Bien sûr, le plus petit investissement initial est le plus logique.

Nous avons la possibilité d’investir dans la prévention et d’économiser de l’argent à long terme.

Ces programmes peuvent arrêter l’hémorragie des lignes budgétaires croissantes des soins de santé. Les Canadiens feraient bien de reconnaître que ce n’est pas seulement la bonne chose à faire moralement, mais aussi financièrement, et que c’est dans notre intérêt collectif.

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